Améliorer les résultats scolaires au cours des premières années du primaire dans les pays à faible revenu : analyse de la recherche
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AKDN/Zahur Ramji
La réussite du cycle primaire est un objectif clé des Objectifs du Millénaire pour le développement et du mouvement de l’Éducation pour tous (EPT). Pourtant, peu d’attention est accordée à la période où les initiatives en matière d’éducation échouent, à savoir les premières années du cursus scolaire. L’analyse des données ventilées par classe indique que les taux d’abandon scolaire et de redoublement les plus élevés s’observent en CP. Dans de trop nombreux pays d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud, près de la moitié des enfants scolarisés redoublent ou arrêtent l’école dès la première année de primaire. Parmi ceux qui restent, nombreux sont ceux qui s’enlisent dans des schémas continus de sous-performances et quittent l’école sans compétences utiles. Ce problème, coûteux sur les plans humain et financier, traduit une grave inefficacité des systèmes éducatifs à laquelle peu d’attention a été accordée.
De plus en plus de programmes et d’études de recherche de la Fondation Aga Khan (AKF) se focalisent désormais sur les premières années de transition, non seulement en matière d’amélioration de l’offre de nombreux services de soutien à la petite enfance pour les enfants et les familles, mais aussi, et surtout, pour améliorer la qualité de l’apprentissage lors des premières années du cycle primaire.
La notion de transition est étroitement liée à un autre thème transversal de l’AKF, à savoir le travail auprès des groupes marginalisés ou exclus. Ce sont, sans surprise, les enfants issus de ces groupes qui représentent le plus de risques durant les transitions clés dans le système éducatif. Compte tenu des demandes concurrentes, et à moins que l’offre éducative ne semble pertinente et utile pour les enfants, mais aussi pour leurs familles, l’abandon précoce est presque inévitable.
Les enfants grandissant dans les pays où l’AKF travaille ont besoin de développer de nombreuses compétences durant leurs vies. Outre les compétences essentielles en alphabétisation et en calcul, les compétences clés nécessaires à ces enfants sont l’adaptabilité, l’innovation, la résolution de problèmes et la communication, mais aussi la citoyenneté responsable et le respect de la diversité. La question de savoir si l’élargissement des possibilités d’éducation se traduit ou non par un développement important, que ce soit pour l’individu ou la société, dépend des pratiques d’éducation et d’enseignement des enfants qui favorisent ce développement.
Les membres de l’AKF ont écrit de nombreux articles et rapports soulignant les problèmes liés aux transitions, et notamment pour le Rapport mondial de suivi sur l’éducation de 2007. L’AKF a commissionné la Dre Sheridan Bartlett afin d’entreprendre cette analyse documentaire dans le but d’en apprendre davantage sur ce qui se passe et ce qui ne se passe pas au cours des premières années du primaire et ce que nous savons (et ne savons pas) sur ce qui fonctionne dans différents contextes. Le document actuel s’appuie sur des preuves tangibles émanant des évaluations des programmes et d’études de recherche (principalement menées dans les pays à faible revenu) et synthétise le rapport original. En plus de s’appuyer sur de nombreux documents de recherche, il s’inspire également de deux documents complémentaires. L'un, rédigé par l’équipe de l’Université de Cambridge, menée par Dominic Wyse et Helen Bradford, s’intéresse de plus près aux politiques et aux progrès au sein des pays d’Afrique subsaharienne. L’autre, rédigé par Colette Chabbott de l’Université George Washington, se concentre sur la lecture dans les premières classes. Ces deux études ont été cofinancées par l’AKF et une subvention de la Fondation Hewlett dans le cadre d’un nouveau programme mis en place en Afrique de l’Est.
[Publication : Améliorer les résultats scolaires au cours des premières années du primaire dans les pays à faible revenu]