Kenya · 10 janvier 2010 · 1 min
AKDN / Jean-Luc Ray
L’efficacité de la gestion et de la prestation des soins de santé est étroitement liée à la disponibilité et à la qualité des soins infirmiers. Pourtant, dans de nombreuses régions, peu d’investissements sont réalisés dans les études et les formations continues pour les infirmières et infirmiers. Pratiquant un métier non reconnu et à l’avenir incertain, de nombreux professionnels de cette branche quittent leur pays en quête de meilleures perspectives.
Afin d’endiguer cette fuite des talents, l’Université Aga Khan (AKU) met en œuvre un programme de formation continue à grande échelle visant à renforcer les compétences des infirmières et infirmiers à travers toute l’Afrique de l’Est.
Ce programme novateur et en alternance permet aux professionnels en activité d’apprendre et d’appliquer les nouvelles compétences nécessaires à l’amélioration de la gestion et de la qualité des soins aux patients.
En parallèle, le programme leur permet de cumuler des crédits universitaires essentiels à la progression de leur carrière. Depuis 2006, les trois pays d’Afrique de l’Est mettent également en œuvre des solutions d’apprentissage à distance au travers de modules en ligne. Grâce à cette initiative, le nombre d’infirmières et infirmiers professionnels a doublé dans la région.
Plus remarquable encore, 85 % des diplômés de ce programme restent dans leur pays à la fin de leurs études.
« Je considère depuis longtemps que l’amélioration de la profession infirmière est essentielle à l’amélioration des soins de santé dans le monde en développement et dans le monde islamique. Notre but était donc de professionnaliser, institutionnaliser et dignifier cette grande profession. » Son Altesse l’Aga Khan, lors de la cérémonie des Prix Archon de Sigma Theta Tau International, à Copenhague, au Danemark, le 7 juin 2001.