Pakistan · 10 janvier 2010 · 2 min
AKDN
Dans les pays en développement, les catastrophes naturelles peuvent avoir des effets particulièrement dévastateurs. En quelques minutes seulement, de nombreuses vies peuvent être emportées et des biens durement gagnés par les plus démunis peuvent être anéantis. Ces pertes sont aggravées par la destruction de bâtiments essentiels, notamment des établissements médicaux indispensables au rétablissement, mais souvent aussi vulnérables que d’autres infrastructures.
Dans le Cachemire, après le séisme de 2005, toutes les unités de santé et écoles des zones couvertes par les programmes du Réseau Aga Khan de développement (AKDN) furent partiellement ou totalement détruites. Pour l’AKDN, il aurait été irresponsable de reconstruire ces dispensaires et écoles sans mieux évaluer les niveaux de risque sismique pour chacune de ces institutions.
Malgré les pressions exercées par divers organes souhaitant reconstruire rapidement l’infrastructure sanitaire, l’AKDN a commissionné une série d’études de microzonage et géotechniques pour évaluer la sécurité des emplacements d’origine et pour identifier des sites plus sûrs si nécessaire. Ces études démontrèrent que de nombreux établissements médicaux et scolaires n’auraient jamais dû être construits sur leurs sites d’origine.
En conséquence, de nombreuses communautés situées dans les zones couvertes par les programmes de l’AKDN en Inde et au Pakistan donnèrent des terrains plus sûrs pour la reconstruction des bâtiments publics. Le Réseau put ainsi concevoir et construire de nouveaux établissements médicaux et scolaires intégrant des mesures parasismiques adaptées aux conditions des nouveaux sites.
« La réussite d’une initiative de préparation aux catastrophes dépend de notre capacité à permettre aux structures sanitaires de remplir trois fonctions vitales : protéger les vies des patients et des professionnels de la santé en assurant une résistance structurelle des établissements, faire en sorte que les établissements de santé et les services de santé soient en mesure de fonctionner au lendemain de situations d’urgence et de catastrophes, et améliorer la capacité des professionnels de la santé à réagir face aux situations d’urgence et à les gérer. » Princesse Zahra Aga Khan, directrice du département pour la protection sociale de l’AKDN, lors du lancement de la campagne internationale pour la réduction des risques de catastrophe des Nations Unies 2008-2009, le 25 janvier 2008.