16e cérémonie de remise des diplômes de l'AKU de Kampala
Discours du major de promotion lors la cérémonie de remise des diplômes de l'AKU de Kampala
par Mr. Simon Batte, Kampala, Uganda · · 4 min
Cher invité d'honneur, Dr John C. Muyingo, Ministre d’État pour l’enseignement supérieur,
Chers membres du conseil d'administration,
M. Firoz Rasul, président de l'Université,
Chers invités d’honneur,
Chers membres du corps enseignant et du personnel,
Chers anciens élèves de l’Université,
Chers camarades,
Chers parrains et employeurs,
Familles bien aimées, chers tuteurs,
Mesdames et Messieurs,
C’est un honneur de m’exprimer devant vous tous en cette journée spéciale, alors que nous partageons les émotions qui remplissent cet auditorium et que nous, étudiants, fermons ce chapitre du début de l’histoire de notre vie.
Nous sommes réunis aujourd'hui au terme d’un parcours académique difficile, que nous avons terminé avec succès non sans travail, rigueur et détermination. Il n’a pas été facile de traverser les eaux puissantes de l’Université Aga Khan (AKU) pour atteindre l’autre rive. C'est pourquoi je profite de cette occasion pour, d’abord, remercier notre Dieu tout-puissant de nous avoir guidés à cet égard.
À nos parents, femmes et maris bien-aimés, aux formidables membres de nos familles et amis, sachez que nous sommes très reconnaissants du soutien infaillible que vous nous avez apporté. Même lorsque vous aviez l’impression que nous étions détachés de vous, sur une autre planète, vous avez toujours été présents ! À nos employeurs, nous vous sommes très reconnaissants, car même lorsque nous nous cherchions des excuses, vous avez toujours été patients avec nous, parce que vous saviez que nous étions sur la bonne voie.
L’or pur est obtenu grâce au feu ; et nos enseignants et tous les membres du personnel de l’Université Aga Khan ont toujours été présents contre vents et marées, alors que dire de plus ? « Nous avons maintenu le bateau en équilibre. » Même lorsque vous avez été quelque peu durs et stricts, c’était en faveur de cette noble cause. Tout ce que nous pouvons faire maintenant, c’est prier Dieu de nous donner plus de temps et plus de sagesse, comme le Roi Salomon l’a fait. Madame Grace Nakate, vous avez été comme une mère pour nous, et nous n’oublierons jamais la belle histoire de l’homme qui voulait enterrer son âne tombé dans un puits, et dont ce dernier utilisa la terre pelletée par l’homme pour remonter à la surface. Dre Ekaete, grâce à vous, nous avons eu l’occasion de comprendre plus en profondeur les enjeux de notre profession. Si notre métier était une composition musicale, alors votre enseignement était la voix qu’il manquait pour rendre la chanson plus douce. Et je suis convaincu que mes camarades du programme de Master en éducation ont bénéficié des enseignements d’autres éminents professeurs à l’Institut pour le développement de l’éducation (IED) de Dar es Salaam. Vous nous avez rappelé que, souvent, nous oublions ou prenons pour acquises les choses les plus évidentes qui nous entourent. Pourtant, ces choses sont extrêmement importantes et créent irrémédiablement une différence. Que l’on soit infirmière ou sage-femme, nous devons tenir compte de tout, même de ce qui nous paraît évident. Vous nous avez encouragés à nous préparer à tirer parti et à maximiser les avantages de toutes les formes de diversité que nous rencontrons dans nos environnements professionnels.
Mes chers camarades, nous venons tous de différents programmes, de Masters en éducation, de Licences en maïeutique et en sciences infirmières et de diplômes en soins infirmiers généraux. L’Université Aga Khan a fait de nous une puissante équipe, et nous avons beaucoup appris les uns des autres et sommes très reconnaissants envers Dieu de nous avoir rassemblés. Nous avons été confrontés à divers défis, mais ensemble, en équipe, nous avons appris la dynamique de groupe et c’est ce qui nous a permis d’arriver à cette journée comme un seul groupe.
En Ouganda, les professions infirmières et enseignantes n’en sont encore qu’à leurs débuts et, en équipe, nous sommes envoyés pour faire grandir cet « enfant » grâce aux connaissances que nous avons acquises. Nous ne devons pas être égoïstes et les garder pour nous, mais nous en servir pour répondre aux besoins toujours plus importants de nos mères, de nos pères, de nos frères, de nos sœurs et de nos enfants au sein de la communauté. Lorsque nous serons en poste, la communauté attendra beaucoup de notre part, et nous nous engageons ici, aujourd'hui, à donneur le meilleur de nous-mêmes pour répondre à ses besoins.
Au nom de toute la promotion, je demande au président Rasul de transmettre notre message de sincères remerciements à notre chancelier, Son Altesse l'Aga Khan, pour l’aide financière spéciale qui a été accordée à certains des étudiants les moins privilégiés des districts de Moroto et de Ntungamo, en Ouganda, par l’intermédiaire de la Première dame Janet Kataha Museveni. Nous lui en sommes très reconnaissants.
Aux membres de la Fondation Johnson & Johnson, nous ne savons comment exprimer notre sincère gratitude. Vous nous avez permis d’arriver à ce jour lumineux et merveilleux sans accrocs et de répondre à notre noble appel. Il y a eu des moments où certains d’entre nous ont eu envie d’abandonner, car tout était devenu trop compliqué, mais c’est là que vous êtes arrivés et que vous avez changé la donne. C’est le ciel qui vous a envoyés. Pour cela, nous vous sommes reconnaissants.
Enfin, nous devenons aujourd'hui des leaders, car nous sommes désormais des professionnels. Nous ne pouvons être les meilleurs prestataires de soins de santé, les meilleurs porte-paroles et éducateurs que si nous nous considérons nous-mêmes comme des leaders. C’est la raison pour laquelle nous devons nous efforcer de mettre en pratique les qualités requises de leadership sur nos lieux de travail. Nous ne nous engageons pas seulement à être des leaders, mais à être des leaders transformationnels, à mettre en œuvre des pratiques factuelles, à tenir compte de l’impact croissant de la technologie, à assumer des postes à responsabilités à un niveau supérieur et à améliorer la qualité des soins offerts à nos patients en Ouganda et ailleurs.
Encore une fois, merci à tous.
Chère promotion de 2018, je vous salue.
Pour Dieu et pour mon pays.