Les infirmières diplômées jouent un rôle essentiel dans le service de santé postnatale du Centre médical Aga K...

AKDN / Christopher Wilton-Steer

Le Centre hospitalier universitaire Aga Khan de Karachi est le premier hôpital tertiaire du Pakistan.

AKDN / Gary Otte

Une patiente se fait ausculter dans un Centre de santé maternelle, néonatale et infantile soutenu par les AKHS...

AKDN / Christopher Wilton-Steer

Une infirmière s’occupe d’un nouveau-né dans l’unité de soins intensifs néonatals du Centre hospitalier univer...

AKU / Kohi Marri

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PAKISTAN | SANTÉ

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1,1 million

Les Services de santé Aga Khan proposent leurs services à plus de 1,1 million de personnes

Le Centre médical Aga Khan de Gilgit, Pakistan, a ouvert en 2016. 

AKDN / Christopher Wilton-Steer

Services de santé Aga Khan

Le premier établissement de santé construit par nos soins au Pakistan était une maternité dotée de 42 lits. Anciennement connue sous le nom de Maternité Janbai, elle a ouvert à Karachi en 1924. Aujourd’hui, tout en restant fortement engagés envers la santé maternelle et infantile, les AKHS offrent également des services qui couvrent les soins de santé primaires, les services de diagnostic et les soins thérapeutiques. Nous proposons nos services à plus de 1,1 million de personnes dans les zones rurales et urbaines du Sindh, du Pendjab, du Gilgit-Baltistan et de Chitral.


En notre qualité de plus grand système de santé privé et à but non lucratif du Pakistan, notre objectif est de compléter les efforts du gouvernement dans l’offre de soins de santé, notamment dans les domaines de la santé maternelle et infantile et des soins de santé primaires.


Le programme de santé primaire pour le nord du Pakistan


Depuis 1987, les AKHS mettent en œuvre le programme de santé primaire pour le nord du Pakistan. En travaillant en partenariat avec les communautés locales, le gouvernement et d’autres institutions de l’AKDN comme le Programme Aga Khan de soutien rural (AKRSP), nous avons pour objectif de trouver des moyens durables de financer et de fournir des soins de santé primaires dans les vallées de haute montagne. Ce travail a permis la mise en place d’une approche axée sur les villages comprenant la désignation d’agents de santé communautaires par les organisations villageoises locales, la formation de ces agents à la prévention communautaire des maladies et la réorientation des professionnels de la santé (publics et privés) vers des soins de santé primaires.


Nous avons formé plus de 1 000 professionnels de santé communautaires dans la région du Gilgit-Baltistan et de Chitral, où nous gérons 56 dispensaires (BHC), huit établissements de soins généraux (CHC) de 10 à 30 lits et le Centre médical de Gilgit de 50 lits. Quatre de ces CHC sont gérés dans le cadre d’accords de partenariats public-privé (PPP) passés avec le gouvernement. Au total, plus de 700 000 personnes bénéficient de ces établissements dans la région.


Ce système de santé, principalement focalisé sur la santé maternelle, néonatale et infantile, est ainsi complété par des modèles communautaires qui s’orientent davantage sur les maladies non transmissibles, comme les problèmes de santé mentale et les soins palliatifs. En outre, un système de télésanté est en place dans trois établissements de santé, à Gilgit, Booni et Garam Chashma.


Dans le cadre de notre stratégie pour la région du Gilgit-Baltistan et de Chitral, nous avons pour objectif :



  • de soutenir les politiques et les plans en matière de santé du gouvernement, ainsi que l’accroissement du nombre de partenariats public-privé ;

  • de répondre aux besoins en matière de santé de la région en incluant, notamment, un recalibrage et un recentrage des services offerts par les BHC et un renforcement des services de soins de santé secondaires ;

  • d’accroître la durabilité par l’introduction et le renforcement de régimes d’assurance maladie et de protection sociale; et

  • de mettre en œuvre et de contribuer aux normes internationales en matière de santé et de soins de santé en renforçant les collaborations avec l’Université Aga Khan (AKU) et d’autres partenaires dans les domaines de la formation et de la recherche opérationnelle.


Grâce à ce programme, et à d’autres programmes connexes, les AKHS, l’AKF et l’AKU œuvrent afin de favoriser une nouvelle orientation vers les soins de santé primaires dans les services de santé du Pakistan. Ces trois institutions collaborent également à la mise en place de systèmes de santé reliant les initiatives de prévention et de soins thérapeutiques, ainsi que les centres de santé villageois au Centre hospitalier universitaire Aga Khan à Karachi.


Au Pakistan, l’École d’infirmières et de sages-femmes de l’AKU est leader à l’échelle nationale depuis 40 ans.

AKDN / Gary Otte

Université Aga Khan

Fondée en 1983, l’Université Aga Khan forme des professionnels de la santé, produit des connaissances pertinentes pour le Pakistan et le monde en développement et fournit des soins de santé d’envergure internationale au sein de ses hôpitaux et cliniques.


Au cœur du travail de l’AKU, on retrouve le Centre hospitalier universitaire Aga Khan de Karachi, doté de 710 lits. C’est le premier hôpital du Pakistan à avoir été accrédité par l’exigeante Joint Commission International, dont le siège se trouve aux États-Unis. Il abrite en outre le seul laboratoire clinique du pays accrédité par le College of American Pathologists, également basé aux États-Unis. L’AKUH est le site d’enseignement principal de l’École de médecine et l’École d’infirmières et de sages-femmes de l’Université Aga Khan (AKU-SONAM). Les anciens élèves de l’AKU ont étudié, enseigné et mené des recherches au sein des universités et des établissements de santé les plus prestigieux du monde et ont joué un rôle primordial dans l’amélioration de la santé au Pakistan.


Selon une étude du Conseil pakistanais de science et technologie, six des dix meilleurs chercheurs en santé du pays sont des professeurs de l’AKU.


L’AKU exploite également quatre hôpitaux femmes-enfants, totalisant plus de 200 lits, ainsi que 290 centres médicaux de proximité dans plus de 120 villes du pays. En 2019, près de 1,5 million de patients ont bénéficié du système de santé de l’Université.


Le programme de protection sociale de l’AKU permet aux patients à revenu faible de bénéficier de soins auprès de ses hôpitaux et centres de proximité. À ce jour, ce programme a permis à 5,4 millions de personnes à revenu faible de bénéficier de soins à moindre coût, pour une valeur totale de plus de 210 millions de dollars.


Un jeune enfant se fait ausculter à l’hôpital civil de Basin, un établissement public soutenu par les AKHS et l’AKF grâce à une subvention accordée par le gouvernement canadien.

AKDN / Christopher Wilton-Steer

Aga Khan Foundation Health Activities

Au Pakistan, l’AKF travaille avec les gouvernements locaux afin de contribuer à l’amélioration de l’accès aux soins de santé pour les personnes qui ne pourraient pas les payer autrement. Les initiatives mises en place dans le cadre de cette collaboration comprennent une formation de sages-femmes communautaires pour rendre les soins de santé plus accessibles sur le plan géographique et l’introduction de solutions de microassurance santé pour les rendre plus accessibles sur le plan financier.


Sages-femmes communautaires


Sous l’égide du Programme de survie des enfants de Chitral, et en collaboration avec le Département de la santé de la province du Khyber Pakhtunkhwa, 28 sages-femmes communautaires ont été formées et déployées, et ensuite supervisées, afin de contribuer à augmenter le nombre d’accouchements assistés à Chitral. Cette initiative, qui a été un grand succès, a été très appréciée par le gouvernement local et provincial, d’autant plus que ces sages-femmes sont désormais des employées permanentes du programme de santé maternelle, néonatale et infantile (SMNI) du gouvernement. Nous reprenons et développons le modèle de sage-femme communautaire en partenariat avec le service de SMNI du gouvernement du Gilgit-Baltistan et de Chitral, dans le cadre d’autres programmes financés par des donateurs comme le programme Sihatmand Khandaan (qui signifie « Familles en bonne santé ») et l’initiative Fondations pour la santé et l’autonomisation (F4HE), qui agissent au profit des femmes.


Microassurance santé


Après un processus très concurrentiel, une initiative conjointe de l’AKF et de son Programme Aga Khan de soutien rural, des Services de santé Aga Khan et de Jubilee Life Insurance a été autorisée à mettre en œuvre un projet de protection sociale intitulé « Micro Health Insurance Initiative » (Initiative de microassurance santé) dans le district de Gilgit. Avec le soutien de la banque de développement du gouvernement allemand (KfW) et du gouvernement du Gilgit-Baltistan, l’initiative a mis à profit les données recueillies du Programme Benazir d’aide aux revenus (BISP) afin d’identifier les 21 % les plus pauvres de la population du district de Gilgit. Les primes d’assurance de ces personnes sont payées par la KfW et, également, de plus en plus par le gouvernement. Les bénéficiaires de l’assurance ont accès à des soins gratuitement auprès des hôpitaux publics comme privés et des hôpitaux gérés par les AKHS du district de Gilgit. L’objectif est de protéger ces familles de l’escalade des dépenses de santé liées aux maladies communes, à la maternité et aux blessures dues aux accidents de la route.


Grâce au travail de mobilisation et de sensibilisation mené par l‘AKRSP auprès des communautés visées, de nombreux ménages payent la prime annuelle sur la base du volontariat. Jusqu’à présent, 5 340 ménages (alors que nous ciblions 5 480 ménages) se sont inscrits au programme d’engagement obligatoire. De même, 5 716 ménages se sont inscrits au programme d’engagement volontaire, alors que nous ciblions 7 567 ménages. Au total, ce sont 63 162 vies qui ont été assurées grâce à ce projet.


Exploiter les partenariats public-privé pour améliorer les services de santé


Le Réseau Aga Khan de développement a mis en place des modèles fructueux de partenariats public-privé dans la gestion des établissements publics de santé de niveau secondaire à Chitral ainsi que dans le Gilgit-Baltistan, avec le soutien des gouvernements italien, norvégien, allemand et canadien. Les AKHS et le gouvernement se partageant les responsabilités, ce type de partenariat renforce les capacités du secteur public et la confiance des communautés qui ont accès à ces hôpitaux. Ces partenariats viennent compléter le programme du gouvernement visant à faciliter l’accès à des soins équitables et de qualité par le déploiement et le maintien en poste d’obstétriciens et de personnels infirmiers qualifiés.


Financé par Affaires mondiales Canada, le projet de renforcement des systèmes de santé en Asie centrale a fourni des équipements ultramodernes pour effectuer des diagnostics, ainsi que des fournitures, et offert des formations et des services de télésanté à tous les établissements impliqués dans le projet. L’AKF est actuellement en train de renforcer le modèle de partenariat public-privé en collaboration avec l’initiative Fondations pour la santé et l’autonomisation d’Affaires mondiales Canada et le programme Sihatmand Khandaan.


Initiative de lutte contre le retard de croissance en Asie centrale


L’AKF et les agences de l’AKDN s’efforcent de réduire le retard de croissance chez les enfants âgés de moins de cinq ans en Asie centrale. Nous appliquons une approche basée sur le cycle de la vie, de la grossesse de la mère jusqu’à ce que l’enfant ait l’âge d’être scolarisé, une période qui correspond aux mille premiers jours de vie. Grâce à cette initiative de développement global, plusieurs parties sont amenées à collaborer, notamment les professionnels de la santé, les écoles maternelles et les communautés. L’accent est mis sur la croissance physique, sociale et cognitive de l’enfant par le biais de programmes de nutrition, de soins et de stimulation durant les cinq premières années de sa vie.


Ces interventions permettent d’améliorer la nutrition du nourrisson et du jeune enfant, de prévenir les maladies, d’identifier et de traiter les bébés présentant une insuffisance pondérale à la naissance et d’améliorer la nutrition des femmes enceintes et allaitantes. Pour assurer la pérennité des bonnes pratiques et rompre le cycle intergénérationnel de la sous-alimentation, ces initiatives sont liées à nos programmes de renforcement de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. Elles aident également les bénéficiaires à gagner des revenus par le biais d’activités favorisant l’inclusion économique et se focalisent sur les facteurs sociaux déterminants d’une mauvaise alimentation et visent plus particulièrement à renforcer l’autonomie des jeunes filles et des femmes. L’initiative est complétée par un travail de mise en relation entre les communautés et les programmes gouvernementaux de santé et de nutrition, comme les centres Ehsaas Nashonuma.


Collaboration et partenariats


Nous collaborons avec les parties prenantes et adoptons une approche basée sur les partenariats pour couvrir plus de besoins et garantir la durabilité d’initiatives financées par des donateurs.


L’AKF est actuellement en pourparlers avec les gouvernements du Haut-Badakhchan et de Khyber Pakhtunkhwa-Chitral au sujet des programmes Fondations pour la santé et l’autonomisation et Sihatmand Khandaan, qui ont tous deux pour objectif d’améliorer la santé et le bien-être des femmes, des jeunes filles, des familles et des communautés. Les départements pour la santé, la population, la protection sociale, le développement des femmes, les jeunes, les droits humains et infantiles et l’éducation sont tous impliqués dans ces initiatives et ont signé des actes de collaboration officiels dans l’objectif d’intégrer et de pérenniser un continuum de soins. Un mécanisme de coordination est en place pour adapter les projets, les progrès et l’étendue de ces initiatives dans les districts reculés de Diamir et du Baltistan.


Un acte de collaboration a également été signé avec le programme national Ehsaas Nashonuma, actuellement mis en place par le Programme Benazir d’aide aux revenus, et marque le signe d’une reconnaissance officielle de l’Initiative de lutte contre le retard de croissance en Asie centrale.