Le Programme Aga Khan de soutien rural s’appuie sur les principes de démocratie de proximité, de société civi...

AKDN / Christopher Wilton-Steer

Dans chacune de ses initiatives, l’AKDN collabore étroitement avec les communautés impliquées afin d’identifie...

AKDN / Christopher Wilton-Steer

Le Programme d’approvisionnement en eau et d’assainissement (WASEP) de l’AKDN a facilité la mise en place de p...

AKAH Pakistan

Depuis plus de 30 ans, le Programme Aga Khan de soutien rural gère divers projets à travers le Gilgit-Baltista...

AKDN / Kamran Beyg

languageSwitcherCette page est également disponible en

PAKISTAN | SOCIÉTÉ CIVILE

icon-3-people.png

5 000

La Fondation Aga Khan (AKF) soutient plus de 5 000 OSC au Pakistan

Dans le nord du Pakistan, l’AKAH organise des ateliers de sensibilisation aux catastrophes dans les écoles afin que les élèves prennent conscience des dangers qui peuvent survenir en cas de catastrophe naturelle.

AKDN / AKAH

Renforcement de la société civile

Au Pakistan, la Fondation Aga Khan (AKF) adopte une approche communautaire du développement. Nous aidons ainsi les communautés auprès desquelles nous travaillons à relever les défis auxquels elles font face au travers d’un processus de planification participatif et transparent qui donne notamment la parole aux femmes, aux jeunes et aux autres groupes clés. Ce travail mène à la création de stratégies de développement local, dont des cadres qui définissent les objectifs et orientations sur le long terme des organisations communautaires et des autorités gouvernementales locales.


Nous menons à cet effet de nombreuses activités :



  • Nous constituons une importante base de données contenant des informations sur le secteur de la société civile et utilisons l'Index de performance organisationnelle (IPO) pour mesurer les évolutions de la performance des organisations de la société civile au fil du temps.



  • Nous améliorons les compétences et la durabilité des organisations de la société civile. Nous utilisons un outil d'évaluation des capacités organisationnelles pour aider les organismes locaux à identifier d'éventuelles failles institutionnelles, en particulier ceux qui sont axés sur les femmes et l'égalité des genres. Nous les aidons à renforcer leur capacité à s'organiser grâce à des formations et des activités de tutorat en face à face ou par visioconférence. Nous nous focalisons particulièrement sur les bonnes pratiques dans des domaines comme la création de partenariats, la constitution de groupes d'intérêt, la participation, la planification conjointe avec les parties prenantes, la médiation, l'encouragement du pluralisme et la consolidation de la paix.

  • Nous développons nos collaborations avec des organisations de la société civile moins traditionnelles, qui sont gérées par des jeunes ou qui sont, en grande partie, numériques.

  • Nous favorisons l'éthique et l'intégrité au sein des agences de développement.

  • Nous favorisons une collaboration étroite et efficace entre les gouvernements et les OSC. Bien que les gouvernements ne voient pas toujours les OSC (et en particulier les ONG) de façon très positive, les partenariats public-privé présentent un fort potentiel d’augmentation de l'impact des initiatives de développement.

  • Nous favorisons une collaboration étroite et efficace entre le secteur commercial et les OSC. Alors que de nombreux professionnels du secteur commercial dans les pays en développement souhaitent agir au nom de la responsabilité sociale, ils ne savent pas toujours ce qu'ils ont le droit de faire ou non. L'AKDN, qui gère des sociétés projets tout comme des OSC, est en mesure d'identifier et de jeter des ponts entre ces deux secteurs (de la société civile et du commerce) souvent polarisés.



    Lancement du processus d'évaluation de la philanthropie au sein des entreprises.

    Pakistan Centre for Philanthropy

    Pakistan Centre for Philanthropy

    Le Pakistan Centre for Philanthropy (PCP) a été lancé au lendemain d'une étude menée par l'AKF en 2000. Ce centre axe son travail sur le développement de la philanthropie autochtone, qui, selon l'étude de l'AKF, lève jusqu'à cinq fois plus de fonds que l'aide internationale. Cependant, nombreux sont les hauts fonctionnaires et les citoyens à douter de l'efficacité des OSC.


    Pour répondre à ces préoccupations, l'AKF a élaboré un programme de certification des ONG au sein du PCP, qui a permis de rassembler des personnes émérites et expérimentées du secteur de la société civile, du monde des affaires et du gouvernement. Les membres du PCP passent deux à trois semaines à examiner la documentation et les activités d'une ONG avant de décider de la recommander ou non auprès du comité de certification, qui se compose en majeure partie de représentants du secteur privé et de deux hauts fonctionnaires. Une OSC est certifiée si elle réussit à maintenir les niveaux requis en matière de gouvernance interne, de gestion financière et d’exécution de ses programmes. Ce processus est volontaire et indépendant du contrôle du gouvernement. Les organisations non retenues pour la certification sont invitées à créer et mettre en œuvre un plan d'amélioration.


    En 2005, la Banque mondiale a décrété que le PCP était un exemple à suivre : « Le programme de certification des organisations à but non lucratif du Pakistan Centre for Philanthropy est le premier du genre en Asie du Sud, bien qu'il s'appuie sur des initiatives similaires menées ailleurs, et notamment aux Philippines. Son objectif est d'aider les organisations à but non lucratif à diversifier leurs bases de ressources et à élargir leurs programmes tout en démontrant leur attachement envers les meilleures pratiques qui soient en matière de gouvernance et de gestion. »


    Cette certification est reconnue par les autorités, et les ONG certifiées obtiennent ainsi le statut d'organisations à but non lucratif et exonérées d'impôt auprès du Bureau central des recettes. Ce statut doit cependant être renouvelé tous les deux ans. Alors que le processus de certification a pour objectif principal d'améliorer la performance et la transparence des ONG évaluées afin que les donateurs puissent mieux juger lesquelles sont fiables, il accroît également la crédibilité des ONG en général et améliore ainsi la réputation de ce secteur. Bien que le processus n'ait commencé qu'en 2005 et qu'il s'exécute entièrement sur la base du volontariat, il a déjà attiré les meilleures ONG, car personne ne veut se sentir exclu.